Une supercar McLaren avec une vraie boîte manuelle. L’idée paraissait enterrée depuis la F1 des années 1990. À Monterey, la marque britannique la ressuscite avec la McL 6GT, un concept qui referme la parenthèse ouverte par Bruce McLaren lui même il y a plus de soixante ans.
Un projet resté inachevé depuis les années 1960
À la fin des années 1960, Bruce McLaren souhaitait transformer sa voiture de course M6 Can Am en supercar homologuée pour la route, la M6GT. Seuls quelques prototypes voient le jour avant l’abandon du programme. Ce chapitre de l’histoire de la marque reste depuis un fantasme jamais concrétisé.
Une restauration qui préparait le terrain
Quelques semaines avant Monterey, McLaren Special Operations dévoile au Goodwood Festival of Speed une M6GT reconstruite sur la base d’un châssis de course M6A, dans l’esprit fidèle de l’époque. Cette pièce unique annonçait déjà un retour aux origines.
La McL 6GT, un concept assumé pour une future série
Présentée comme une première du genre, la McL 6GT inaugure une nouvelle catégorie de supercars McLaren, décrites comme hautement exclusives. Une version de série est déjà annoncée pour 2028. Le design reprend les codes néo rétro des prototypes des années 1960 : nez plongeant, silhouette basse et large, arrière profilé en Kammback. Le motif de feux arrière reprend le nom Racing Loop, la plaque d’immatriculation originale de Bruce McLaren est réinterprétée en graphisme, et le Speedy Kiwi orne le bouchon de réservoir.

Une boîte manuelle inédite depuis la F1
La vraie surprise se cache sous la carrosserie. Le concept adopte une boîte manuelle à six rapports, du jamais vu chez McLaren depuis la F1 des années 1990. Le V8 à combustion envoie sa puissance aux roues arrière via ce levier mécanique, pensé pour un toucher précis. Direction hydraulique et commandes analogiques renforcent cette philosophie de conduite volontairement brute.

La légèreté, obsession retrouvée
Pour porter cette expérience de conduite, McLaren mise sur une monocoque et une carrosserie entièrement en fibre de carbone. Ce choix structure le caractère de la voiture et vise un rapport poids puissance exceptionnel, tout en laissant apparaître la matière brute du matériau.
Avec la McL 6GT, McLaren ne se contente pas d’un exercice de style. La marque assume vouloir redonner du geste physique à la conduite, à contre courant des supercars ultra assistées. Rendez vous en 2028 pour savoir si le rêve de Bruce McLaren prend enfin la route.




