Bugatti frappe fort avec une création qui change totalement de registre. Après la Bolide, pensée pour dévorer le bitume, place à la Destrier, une hypercar unique dédiée à l’émotion pure. Une silhouette qui ne ressemble à rien de connu.
Une base extrême, un objectif totalement différent
La Bugatti Bolide reste l’une des machines les plus radicales sorties de Molsheim. Avec 1 600 ch, un poids à vide de seulement 1 406 kg et une vitesse de pointe de 380 km/h, elle a été pensée pour un seul but : la performance pure sur circuit.
Bugatti a pourtant décidé de repartir de cette base pour créer un objet totalement opposé dans l’esprit. Oubliez le chronomètre. La nouvelle venue mise tout sur le savoir-faire et l’élégance.

La troisième création du Programme Solitaire
Baptisée Destrier, en référence au cheval de guerre des chevaliers médiévaux, cette voiture est la troisième réalisation issue du très exclusif Programme Solitaire de Bugatti, après la Brouillard et la FKP Hommage. Construite autour de la monocoque en fibre de carbone de la Bolide, elle affiche une hauteur record de seulement 1,00 mètre, un chiffre qui en fait la Bugatti la plus basse jamais produite.
Un design qui casse tous les codes
Exit les ailerons agressifs et les appendices aérodynamiques de la Bolide. La Destrier adopte une silhouette épurée, portée par d’imposantes roues de 20 pouces à l’avant et 21 pouces à l’arrière qui remplissent entièrement les ailes.
La célèbre ligne en C de Bugatti fait son retour, réinterprétée. Elle longe le flanc de la voiture, disparaît derrière le passage de roue avant, puis rejoint la calandre en fer à cheval, élargie pour l’occasion. À l’arrière, un aileron discret s’inspire directement de la Chiron Profilée.
Des proportions dignes d’un concept-car
L’habitacle prend place très bas entre les ailes avant. Juste derrière les portes, la carrosserie se resserre avant de s’élargir au-dessus des roues arrière. Le résultat donne des proportions exagérées, presque irréelles, comme sorties d’une première esquisse de designer plutôt que d’une voiture homologuée.
Frank Heyl, directeur du design chez Bugatti, résume l’esprit du projet : la Destrier ne se comprend pas avec la tête, elle se ressent avec le cœur.


Une philosophie héritée de la Type 57
Bugatti puise son inspiration dans la légendaire Type 57, capable d’engendrer à la fois la Type 57G Tank victorieuse au Mans et l’iconique Type 57SC Atlantic. Une seule plateforme, deux icônes radicalement différentes. La Destrier et la Bolide suivent aujourd’hui cette même logique, deux visions opposées nées d’une base commune.
Avec cette création unique, Bugatti prouve une fois de plus que la marque de Molsheim ne fait rien comme les autres.



