Neuf exemplaires. Tous déjà réservés. La Morgan Midsummer Coupé n’est pas une voiture que l’on achète : c’est une voiture que l’on mérite d’avoir vue avant qu’elle disparaisse. Derrière ce coupé à toit fixe se cache l’une des créations les plus audacieuses de la marque britannique depuis des décennies.
Un coupé taillé pour l’exclusivité absolue
La Midsummer Coupé s’inscrit dans la lignée directe de la barquette Midsummer lancée en 2024 en partenariat avec Pininfarina. Ce premier modèle, limité à 50 exemplaires faits main, portait déjà un message fort : Morgan était capable de revenir à la carrosserie de commande ultra-limitée, loin de ses séries habituelles. Avec ce coupé, la marque franchit un cap supplémentaire. Seulement neuf voitures, chacune développée en dialogue direct avec son futur propriétaire. Morgan ne parle pas de personnalisation. Elle parle de neuf interprétations totalement individuelles d’une même vision.
Un toit qui change tout
Il ne s’agit pas d’avoir simplement posé un toit sur la barquette ouverte. Les proportions ont été entièrement revues pour allonger la silhouette et tendre les lignes. La vaste verrière fixe, inspirée des grands coupés italiens des années 1960, descend jusqu’à la lunette arrière avec une arête centrale en inox qui se prolonge à l’intérieur, apportant une touche art déco saisissante. Ce vitrage n’est pas qu’un effet de style : il est structurel, collé directement sur une plateforme aluminium CXV, avec des montants de pare-brise usinés dans la masse. Le résultat est remarquable, la voiture n’accuse que 2,5 % de surpoids par rapport à une Morgan Supersport équipée de son hard-top.


Une mécanique et un intérieur à la hauteur
Sous le capot, Morgan installe le six cylindres BMW B58 de la Supersport 400, associé à une boîte automatique. La puissance est au rendez-vous, mais c’est l’habitacle qui retient vraiment l’attention. Teck, cuir clair, aluminium usiné, bois de frêne structurel : l’ambiance évoque davantage un salon de yacht qu’un simple cockpit sportif. Les commandes de vitres sont logées dans le pavillon, le levier de vitesses est taillé dans l’aluminium, le rétroviseur se fixe sur un rail massif face à des jantes forgées de 19 pouces au dessin très travaillé.
Artisanat et précision numérique
Derrière cette esthétique se cache un process résolument contemporain. Les panneaux en aluminium restent martelés à la main, mais Morgan intègre désormais mesure laser, scan numérique et contrôles au dixième de millimètre pour garantir l’ajustement parfait de la carrosserie et du vitrage. Le meilleur des deux mondes.
Le signal d’un nouveau Morgan
Le directeur du design Jon Wells est clair : la Midsummer Coupé ouvre la porte à un futur fait de commandes exceptionnelles et de projets parmi les plus ambitieux de l’histoire de la marque. Cette voiture n’est pas une fin en soi. C’est un manifeste. Vous ne pourrez pas en acheter une, mais vous pouvez observer ce que Morgan prépare pour les années à venir. Et ça, ça vaut largement le coup d’oeil.




