L’électrification est la loi, mais Bentley vient de signer un manifeste de rébellion. Voici la nouvelle Bentley Continental GT Supersports : une bête de course radicale qui, contre toute attente, tourne le dos à l’hybride pour revenir aux fondamentaux. C’est la Continental GT la plus extrême et la plus pure jamais conçue. Accrochez-vous !
666 chevaux et propulsion : le choix radical du moteur thermique
Tandis que la version restylée de la Continental GT adopte un groupe motopropulseur hybride rechargeable de 782 ch et frôle les 2,5 tonnes, cette Supersports adopte une philosophie sans compromis. Elle conserve le V8 biturbo 4,0 litres, la base noble du groupe Volkswagen, mais supprime totalement le moteur électrique et les lourdes batteries qui l’accompagnent.
Résultat ? Une puissance brute de 666 chevaux pour 800 Nm de couple, transmis pour la toute première fois dans l’histoire de la Continental GT aux seules roues arrière. Une décision audacieuse qui en dit long sur son pedigree : elle n’est pas faite pour l’autoroute, mais pour le circuit. Bentley se positionne clairement en expert du luxe et de la performance, privilégiant la légèreté à la simple course à la puissance.
Une cure d’amaigrissement spectaculaire sous la barre des deux tonnes
L’impact de cette conversion vers le tout thermique est majeur sur la balance. En abandonnant l’équipement électrique, Bentley annonce que la bête pèse « moins de deux tonnes », un gain crucial pour l’agilité et l’expérience de conduite.
Tout a été optimisé pour la performance pure : une carrosserie parsemée de fibre de carbone, qui génère un appui aérodynamique accru de 300 kg par rapport à la version Speed, des jantes forgées Manthey de 22 pouces, et des freins carbone-céramique de série. Même l’habitacle fait les frais de cette quête de légèreté, avec la suppression des sièges arrière et l’utilisation massive de carbone et de Dinamica, garantissant une ambiance de course sans renier le luxe.

Exclusivité absolue et le son d’un orchestre mécanique
Côté performances, les premiers chiffres annoncés par le constructeur anglais sont déjà prometteurs : un 0 à 100 km/h expédié en 3,7 secondes, avec une vitesse maximale dépassant les 310 km/h. Mais le véritable attrait de cette Continental GT Supersports réside dans son exclusivité.
Seulement 500 exemplaires seront assemblés, garantissant sa rareté immédiate et son statut de collector. Pour garantir une sonorité à la hauteur de cette philosophie puriste, elle est équipée d’un échappement Akrapovic sur mesure, promettant une mélodie V8 inoubliable. Le prix ? Sachant que la Continental GT Speed actuelle dépasse déjà largement les 200 000 €, préparez-vous à une facture qui s’envolera bien au-delà pour cet hommage au moteur thermique.
Le dernier rugissement du moteur thermique ?
La Bentley Continental GT Supersports est bien plus qu’une nouvelle voiture ; c’est une déclaration d’autorité. Elle prouve qu’il est encore possible, même pour un constructeur de ce calibre, de faire rimer performance extrême avec moteur thermique pur. C’est l’union du raffinement britannique et de la rigueur technique au service de l’efficacité. C’est peut-être le dernier chef-d’œuvre de cette lignée.
Verdict : la performance à l’état brut
En transformant sa GT en authentique super-sportive, Bentley offre un véritable bijou d’ingénierie et d’émotion. C’est la voiture qui s’adresse aux puristes qui refusent de céder à l’électrification totale. Mais l’essentiel est là : un paquebot métamorphosée en machine à sensations, prête à enflammer les circuits.




