Élu le 22 mars 2026 à la tête de la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire entend poursuivre la transformation écologique de la capitale engagée par Anne Hidalgo. La voiture ? Elle n’est pas interdite. Mais elle est clairement invitée à céder la place.
Stationnement, SUV et parkings : les nouvelles règles du jeu
Fini le stationnement en double file qui paralyse les rues. Le nouveau maire ne créera aucune place de stationnement supplémentaire. Il prévoit en revanche de réserver au moins 25 % des emplacements en surface aux personnes handicapées, aux livreurs et aux professionnels.
Pour garantir ces places aux artisans, soignants et livreurs, un contrôle renforcé par caméras et capteurs est envisagé afin d’empêcher les particuliers de s’y garer.
Les propriétaires de SUV et de véhicules imposants sont également dans le viseur. La tarification de stationnement majorée pour les véhicules lourds et encombrants est confirmée, avec pour objectif d’inciter les usagers à privilégier des voitures plus légères en milieu urbain
30 000 places de parkings relais aux portes de Paris
Pour éviter l’engorgement, Grégoire mise sur la création de 30 000 places de parkings relais aux entrées de la métropole, incitant les banlieusards à laisser leur voiture en périphérie et à rejoindre Paris en transports en commun. Une logique de report modal assumée.
1 000 rues piétonnes, zones 20 km/h et périphérique transformé
La circulation va profondément changer de visage. Environ 1 000 rues piétonnes sont annoncées, dans un objectif affiché d’amélioration de la qualité de l’air, et la limitation à 20 km/h devrait s’étendre progressivement à de nouveaux quartiers. Plusieurs grands axes parisiens seront réaménagés au profit de couloirs de bus, de pistes cyclables et d’espaces végétalisés.
Le périphérique, chantier symbolique du mandat
La vitesse sur le périphérique ne sera plus fixe. Des capteurs de pollution et de trafic permettront de la moduler entre 50 km/h aux heures de pointe et jusqu’à 70 km/h la nuit ou lorsque la circulation est fluide. Sur le long terme, le projet prévoit de transformer le périphérique en boulevard végétalisé, avec des voies dédiées aux transports en commun et au covoiturage.
Bus express, métro nocturne et livraisons par la Seine : l’autre Paris qui se dessine
La réduction de la voiture ne peut fonctionner qu’avec des alternatives solides. Quinze lignes de bus express avec super-priorité aux carrefours sont prévues, avec un bus toutes les cinq minutes en heure de pointe sur les lignes les plus fréquentées. La circulation nocturne de certaines lignes de métro automatisées est également à l’étude.
Pour la logistique urbaine, Grégoire mise sur le transport fluvial via la Seine et des micro-hubs de quartier, avec des livraisons du dernier kilomètre assurées par vélos-cargos ou petits véhicules électriques.




