Le Portugal n’a jamais eu de supercar. Jusqu’à aujourd’hui. L’Adamastor Furia change la donne avec une brutalité tranquille, et elle est déjà en route vers la production.
Une machine née pour la piste, autorisée sur route
Fruit d’un investissement de 17 millions d’euros, la Furia sera produite à Perafita, près de Porto, avec une capacité prévue de 25 unités par an dès 2026. Derrière ce projet, une équipe qui maîtrise la fibre de carbone depuis plus d’une décennie. Ce n’est pas un coup marketing. C’est de l’ingénierie sérieuse.
Le prototype a été essayé sur le circuit international de l’Algarve, avec des résultats qui ont dépassé les attentes de l’équipe de développement. Le pilote d’essai Diogo Matos n’a signalé aucun problème de fiabilité. Un signal fort pour une jeune marque.
L’aérodynamique comme philosophie
La Furia ne cherche pas à impressionner avec des ailerons géants. Elle travaille en profondeur, littéralement. Son fond sculpté à effet Venturi génère jusqu’à 1 000 kg d’appui à 250 km/h en version routière, et jusqu’à 1 800 kg en configuration piste. Proprement redoutable. La carrosserie entièrement en fibre de carbone abrite un cockpit biplace dérivé directement des monoplaces de course, avec arceau intégré à la structure monocoque.
Un cœur Ford, une âme de champion
Sous la carrosserie travaille un V6 biturbo 3,5 litres développé par Ford Performance pour la Ford GT, délivrant plus de 650 ch et 571 Nm de couple disponibles dès les bas régimes. Un moteur éprouvé sur les circuits du monde entier, choisi pour sa fiabilité autant que pour sa puissance.
La Furia abat le 0 à 100 km/h en 3,5 secondes et dépasse les 300 km/h en vitesse de pointe. La transmission est signée Hewland, boîte séquentielle pilotée par palettes. Le freinage est confié à AP Racing, avec des étriers six pistons à l’avant. Rien n’a été laissé au hasard.
60 exemplaires, chacun unique
Affichée à environ 1,6 million d’euros hors taxes, la Furia se positionne directement face à Pagani, Koenigsegg et Aston Martin Valkyrie. Chaque exemplaire est assemblé à la main par une équipe dédiée, avec un niveau de personnalisation élevé. Les premières livraisons sont attendues pour le second semestre 2026.
Le Portugal vise le Mans
L’ambition ne s’arrête pas à la route. Adamastor entend utiliser la plateforme Furia comme base pour des évolutions compétition, avec les 24 Heures du Mans en ligne de mire. Une trajectoire qui rappelle les débuts de Koenigsegg ou Pagani : discrets, méthodiques, et finalement irrésistibles.




