Pendant que certains constructeurs premium peinent, Ferrari affiche une santé insolente. La marque au cheval cabré vient de dévoiler des résultats époustouflants pour le troisième trimestre 2025, portés par ses bolides les plus exclusifs. Une performance qui rassure les marchés après les turbulences d’octobre.
Des chiffres qui pulvérisent les attentes des analystes
Le constructeur italien affiche un bénéfice net en progression de 1,8% à 382 millions d’euros au troisième trimestre 2025, avec un bénéfice par action de 2,14 euros qui dépasse les 2,06 euros attendus par les analystes selon Factset. Le chiffre d’affaires bondit de 7,4% à 1,766 milliard d’euros, tiré par un mix produit enrichi et une contribution accrue des personnalisations. La marge opérationnelle atteint 28,4%, un taux exceptionnel dans l’industrie automobile.
SF90 XX et 12Cilindri : les stars du trimestre
La livraison des modèles haut de gamme des familles SF90 XX et 12Cilindri, vendus plusieurs centaines de milliers d’euros, a permis de compenser l’impact des droits de douane américains. Ces « fusées » ultra-exclusives ont dopé la rentabilité, transformant chaque vente en jackpot pour Maranello.

La personnalisation, nouveau moteur de croissance
Les volumes de ventes restent quasi stables avec 3 401 véhicules livrés, en légère hausse de 0,5% sur un an. Le secret ? L’accroissement spectaculaire des personnalisations, ces finitions sur mesure facturées en supplément, qui contribuent désormais fortement aux résultats. Chaque Ferrari devient unique, et les acheteurs sont prêts à payer le prix fort pour se démarquer.
Un pouvoir de fixation des prix inégalé
Selon le PDG Benedetto Vigna, ce pouvoir tarifaire ne vient pas d’une simple augmentation des prix, mais de produits toujours plus riches et innovants. Une hausse de 5,1% du prix moyen de vente a soutenu les résultats du trimestre. Dans le luxe automobile, Ferrari écrit ses propres règles.
La Bourse retrouve le sourire
L’action Ferrari a gagné 1,65% à 345,3 euros après ces annonces, dans un marché milanais en baisse. Un soulagement bienvenu : le titre avait chuté de 15,4% le 9 octobre lors de la présentation de la première Ferrari électrique, les investisseurs jugeant les objectifs à long terme trop prudents. Ferrari confirme ses objectifs relevés avec un chiffre d’affaires annuel 2025 attendu à plus de 7,1 milliards d’euros et un bénéfice par action ajusté à 8,80 euros
Ferrari prouve qu’exclusivité rime avec rentabilité. Alors que l’automobile traverse des turbulences, la marque italienne trace sa route avec arrogance et efficacité. Cap sur 2026 : les carnets de commandes débordent déjà jusqu’en 2027 !




