Ferrari écrit une nouvelle page de sa légende. Pour la première fois depuis 1972, la Scuderia s’impose au championnat du monde d’endurance avec une domination sans partage. Un sacre qui contraste cruellement avec ses déboires actuels en Formule 1, où elle pointe à la quatrième place. Retour sur une saison exceptionnelle marquée par le règne absolu de la 499P.
Une domination écrasante de la 499P italienne
Ferrari n’a laissé aucune miette à la concurrence cette saison. Avec 245 points au compteur, le constructeur de Maranello devance largement Toyota (171 pts) et Porsche (165 pts), qui tire sa révérence du championnat sans panache. L’équipage n°51 composé de Pier Guidi, Giovinazzi et Calado décroche le titre pilotes, accompagné de deux autres équipages Ferrari sur le podium.
La 499P confirme sa suprématie totale : trois victoires consécutives aux 24 Heures du Mans depuis son arrivée en catégorie Hypercar. Jamais battue dans la Sarthe, une performance inédite dans l’histoire moderne de l’épreuve mancelle. C’est le prototype parfait pour briller en endurance.
Un exploit qui rappelle les grandes heures de 1972
Ce sacre ramène Ferrari 53 ans en arrière, lorsque la 312PB s’était imposée dans le championnat du monde des voitures de sport. Coïncidence troublante : cette année-là aussi, Ferrari était quatrième en F1. Aujourd’hui, tandis que Charles Leclerc et Lewis Hamilton peinent à rivaliser avec Red Bull, Mercedes et McLaren, l’endurance offre une consolation éclatante à la marque au cheval cabré.
Les constructeurs français dans le dur
Derrière le trio de tête, le bilan des écuries tricolores déçoit. Alpine termine sixième avec 86 points, malgré un coup d’éclat aux 1000 km de Fuji en septembre. Peugeot suit de près en septième position (84 pts), à seulement deux longueurs. Les deux formations françaises devront hausser le ton en 2026 face à un plateau privé du soutien officiel de Porsche.
BMW et Cadillac complètent le top 5, confirmant la hiérarchie établie sur les huit manches de la saison. Pour Alpine comme pour Peugeot, l’objectif 2026 est clair : viser le podium constructeurs.
Ferrari règne sur l’endurance, pas sur la F1
Le contraste est saisissant. Alors que la 499P écrase tout sur son passage en WEC, la Scuderia, en Formule 1, accumule les désillusions. Rétrogradée au quatrième rang après le GP du Brésil, l’écurie italienne vit une dichotomie troublante entre ses deux programmes !





