C’est officiel. Isack Hadjar rejoindra Max Verstappen chez Red Bull Racing pour la saison 2026, mettant fin à des mois de spéculations dans le paddock. À seulement 21 ans, le prodige français récupère l’un des volants les plus convoités de la Formule 1… et l’un des plus redoutés.
Une promotion fulgurante après une saison rookie impressionnante
Après une seule année chez Racing Bulls, Hadjar grimpe déjà dans l’écurie mère. Son podium au Grand Prix des Pays-Bas et sa dixième place au championnat pilotes ont convaincu la direction autrichienne. Son salaire va quintupler, passant de 1,2 à environ 6,6 millions d’euros pour 2026. Un bond spectaculaire qui récompense un talent brut indiscutable.
Le timing de cette promotion semble parfait. La F1 connaîtra en 2026 une révolution technique majeure avec de nouveaux châssis et moteurs. Red Bull devient son propre motoriste avec Ford, créant une page blanche pour toute la grille. Hadjar y voit une opportunité unique : partir à armes égales, sans subir immédiatement la domination technique de Verstappen sur la monoplace.
Un contrat blindé mais sous haute surveillance
Le deal serait structuré en formule « 1+1 » : 2026 garantie, 2027 en option conditionnelle. Des clauses de performance strictes encadrent ce pari : en cas de retour chez Racing Bulls, le salaire tomberait à environ 4,2 millions d’euros. Red Bull se protège, mais offre aussi une porte de sortie au Français si l’aventure tourne mal.
Le « baquet maudit » : un défi que personne n’a relevé depuis Ricciardo
Hadjar devient le septième coéquipier de Verstappen depuis 2016, après Daniel Ricciardo, Pierre Gasly, Alexander Albon, Sergio Pérez, Liam Lawson et Yuki Tsunoda. Aucun n’a su briller durablement face au quadruple champion du monde néerlandais. La monoplace est conçue autour du style de pilotage agressif de « Mad Max », rendant l’adaptation extrêmement difficile.
La pression sera maximale. Verstappen a accumulé 396 des 426 points de Red Bull cette saison,une domination écrasante qui témoigne de la difficulté du défi. Mais Hadjar refuse de se laisser intimider. Il affirme vouloir « apprendre du meilleur » plutôt que de chercher immédiatement l’égalité.

La lucidité comme arme secrète
Contrairement à certains prédécesseurs, Hadjar affiche une humilité stratégique. Il reconnaît ouvertement que Verstappen est supérieur dans tous les domaines et voit 2026 comme une année d’apprentissage intensif. Cette maturité a séduit Laurent Mekies, directeur de Red Bull, qui salue sa vitesse pure et son intelligence de course.
2026 : l’année de tous les possibles pour le rookie français
Le nouveau règlement technique redistribue les cartes. Mercedes, Ferrari, McLaren et Red Bull repartent tous de zéro. Pour un rookie ambitieux, c’est l’opportunité rêvée : progresser dans un contexte d’incertitude générale, où même les champions établis devront s’adapter.




