C’est la promesse que tous les fans attendaient. Mazda vient de confirmer l’orientation de la cinquième génération de sa MX-5, et le message est clair : légèreté absolue, moteur thermique, sensations intactes. Un engagement rare à l’heure où l’industrie s’électrifie à marche forcée.
Moins d’une tonne : Mazda tient sa ligne
Manabu Osuga, Directeur général des ventes et du marketing mondiaux chez Mazda, a livré un chiffre presque magique : la prochaine MX-5 sera conçue pour peser moins d’une tonne, en appliquant la « gram strategy » déjà utilisée sur la génération actuelle.
Cette cinquième itération, dont le code interne est NE, n’est pas attendue avant 2027 au plus tôt, mais les dirigeants sont formels : boîte manuelle, moteur essence inédit, et cap maintenu sous les 1 000 kg.
Un pari ambitieux. L’actuelle ND3, dans sa configuration la plus légère, affiche déjà 1 073 kg selon les marchés. La nouvelle génération ferait donc mieux encore. Sur les marchés européens, seule la version 1,5 litre est aujourd’hui commercialisée, le 2,0 litres ayant disparu faute de conformité aux normes d’émissions.
Une philosophie gravée dans l’ADN
La légèreté n’est pas un argument marketing pour la MX-5 : c’est son identité. Un roadster à batteries, même hybride léger, ajouterait du poids, de la complexité, et briserait cette connexion directe entre le conducteur et la machine qui définit le modèle depuis 1989. Mazda le sait. Et refuse de trahir ses fans.

L’électrification ? Pas maintenant
La marque japonaise ne ferme aucune porte définitivement, mais le ton est sans ambiguïté. Osuga l’a dit clairement : « Cette technologie est très lourde. Si nous l’appliquons à la MX-5, nous ne satisferons pas nos fans. »
L’hypothèse la plus crédible reste un moteur thermique Skyactiv assisté d’un système micro-hybride 48V, qui n’ajouterait qu’entre 12 et 20 kg selon les configurations. Suffisamment discret pour préserver l’équilibre du roadster.
Le moteur Skyactiv-Z en renfort
La future mécanique Skyactiv-Z, un 2,5 litres quatre cylindres développé pour répondre à la norme Euro 7, devrait être présentée en première mondiale sur le CX-5 hybride en 2027. Ce bloc pourrait ouvrir la voie à un moteur plus généreux sur la MX-5, après des années sans 2,0 litres en Europe.
Un roadster qui résiste à son époque
À l’heure où les sportives grossissent, s’alourdissent et s’électrifient, la MX-5 choisit la voie inverse. C’est sa force. C’est son identité. Et c’est exactement ce que ses fans lui demandent.
La cinquième génération s’annonce comme un manifeste pour la conduite pure. Moins d’une tonne sur la balance, un thermique qui chante, une boîte manuelle entre les mains. La MX-5 n’a pas besoin de se réinventer. Elle a juste besoin de rester elle-même.




