Une Lamborghini Countach garée devant un château écossais s’est mise en marche sans conducteur. L’incident, filmé par des caméras de sécurité, révèle un phénomène aussi spectaculaire qu’inquiétant pour les collectionneurs de supercars italiennes.
La Countach fantôme de Simon Kidston
Simon Kidston n’est pas un collectionneur comme les autres. Héritier d’une dynastie automobile britannique, son oncle comptait parmi les légendaires Bentley Boys, ce marchand de véhicules d’exception possède l’une des plus belles Lamborghini Countach LP400 Periscope de 1977 au monde. Sans aileron ni extensions aérodynamiques ostentatoires, ce modèle reste fidèle au prototype originel de Marcello Gandini.
Mais cette icône des années 70, estimée à plusieurs centaines de milliers d’euros, vient de vivre une mésaventure digne d’un film d’horreur. En pleine nuit, la Countach a démarré seule et percuté le mur d’une résidence écossaise. Les images de vidéosurveillance ne mentent pas : aucun conducteur à bord.
Un scénario digne d’une série Netflix
La supercar italienne était garée en prise devant la propriété. Soudain, elle avance, s’arrête, puis repart avant de finir sa course dans un buisson contre la façade. Quelques centimètres de plus à droite, et le nez mythique était détruit. À gauche, c’était la chute dans la rivière en contrebas. La chance a joué son rôle ce soir-là.
Court-circuit ou fantôme écossais ? L’explication technique
Kidston garde son sang-froid face à l’incident. Sur Instagram, il avance l’hypothèse la plus plausible : un court-circuit causé par l’humidité extrême du climat écossais, ennemi juré du câblage électrique italien vintage.
Les Lamborghini des années 70 n’embarquent aucune électronique moderne. Un simple dysfonctionnement peut engager le démarreur et faire tourner le V12. Voiture garée en première, moteur qui s’active : la Countach n’avait qu’une envie, rouler. Même si c’est contre un mur de château.
Le fléau de l’électronique italienne sous la pluie
Ce type d’incident rappelle une vérité aux propriétaires de supercars classiques : l’entretien électrique est crucial. L’humidité s’infiltre, les connecteurs s’oxydent, les relais lâchent. Les modèles italiens, réputés pour leur génie mécanique, souffrent souvent de finitions électriques approximatives.
Une leçon pour tous les collectionneurs
Heureusement, les dégâts restent mineurs. La partie inférieure du bouclier avant a été réparée rapidement. Mais l’histoire sert d’avertissement : même garée, une supercar peut réserver des surprises.




