Une voiture pensée uniquement pour le circuit, capable de rouler jusqu’au drive. C’est le pari totalement fou relevé par un préparateur britannique sur l’une des hypercars les plus radicales de Bugatti. Un projet qui pose une question simple : est ce vraiment une bonne idée ?
Une transformation signée Lanzante
La société britannique Lanzante Limited s’est fait une spécialité de rendre routières des voitures conçues exclusivement pour la piste. Lors du Goodwood Festival of Speed 2026, elle a dévoilé l’un de ses projets les plus spectaculaires : une Bugatti Bolide désormais homologuée pour la route.
La Bolide est une série limitée produite entre 2024 et 2025, à seulement 40 exemplaires. Aucun d’entre eux n’était homologué en sortie d’usine pour circuler avec une plaque d’immatriculation. C’est précisément ce vide que Lanzante a comblé.
Un partenariat technique pointu
Pour mener ce projet à bien, Lanzante a travaillé en étroite collaboration avec PRW Advanced Cooling Technology. Ensemble, ils ont dû repenser une longue liste d’éléments pour faire passer cette bête de circuit du statut de jouet réservé aux pistes à celui de voiture capable d’affronter un simple ralentisseur.
Ce qui change vraiment sur la Bolide
La version d’origine n’avait pas besoin de phares, les circuits disposant généralement de leur propre éclairage. Lanzante a donc conçu de nouveaux projecteurs à LED en forme de X, intégrés directement au motif frontal de la voiture, une signature visuelle réussie.
La suspension, réglée pour la performance pure, a été assouplie pour un usage quotidien. Les pneus slick Michelin, eux, ont été abandonnés. Une décision logique quand on sait qu’ils n’offraient qu’une durée de vie d’environ 60 km, pour un coût avoisinant les 7 400 euros le train complet.
Le moteur, seul rescapé
Une bonne nouvelle pour les puristes : le bloc W16 de 8,0 litres quadriturbo n’a subi aucune modification. Ce moteur équipe également des modèles routiers comme la Chiron. Il développe un peu moins de 1 600 chevaux, une puissance vertigineuse dans une voiture qui pesait moins de 1 451 kg avant sa conversion par Lanzante.
Une question demeure : le plaisir de conduite
Homologuer une voiture de piste pour la route est une prouesse technique indéniable. Mais la vraie question reste entière. Une hypercar pensée pour l’extrême, aussi bien préparée soit elle, peut elle réellement offrir du plaisir sur une route ouverte, entre feux rouges et zones 30 ?
Roadstr continuera de suivre ce type de projets hors normes, à la frontière entre passion mécanique et prouesse d’ingénierie. Restez connectés pour ne rien manquer des prochaines révélations issues de Goodwood et d’ailleurs.




