BYD ne se contente plus de dominer le marché de la voiture électrique. Le constructeur chinois lorgne désormais sur la Formule 1. Et il a les moyens de ses ambitions.
Une entrée en F1 qui se précise
Selon Bloomberg, BYD envisage sérieusement de rejoindre la grille de Formule 1, ainsi que les 24 Heures du Mans. Deux options seraient à l’étude : créer une écurie de toutes pièces ou racheter une structure existante. Le constructeur pencherait pour la seconde option, et on le comprend. L’entrée en F1 coûte environ 450 millions d’euros par saison. À cela s’ajoutent des années de négociations pour intégrer l’accord Concorde et obtenir la validation de la Commission F1. Ce serait une première absolue pour un constructeur chinois.
Alpine dans le viseur de BYD ?
L’écurie française Alpine coche toutes les cases. Elle est engagée en F1 et en endurance, deux disciplines dans le viseur de BYD. Elle traverse aussi une période de turbulences financières, avec 24 % de ses parts mis en vente. Un rachat par un acteur chinois n’est pas à exclure, même si Renault Group conserve 76 % du capital.
Un timing qui n’est pas un hasard
La F1 entre dans une nouvelle ère en 2026. Les règles hybrides renforcées augmentent la part électrique des monoplaces, qui rouleront avec une essence 100 % synthétique. Pour BYD, spécialiste mondial des batteries, ce terrain de jeu semble taillé sur mesure. La discipline explose aussi en popularité aux États-Unis, un marché où BYD ne vend aucun véhicule en raison des droits de douane. Une présence en F1 offrirait une vitrine planétaire sans écouler une seule voiture.
La FIA favorable, les écuries moins
Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA, a déjà exprimé son soutien à l’arrivée d’un constructeur chinois, y voyant la suite logique après l’entrée de Cadillac et General Motors. Mais les écuries en place sont plus réticentes. Chaque nouvelle structure dilue les revenus et fait baisser la valorisation globale de la grille.
BYD a déjà prouvé sa maîtrise de la performance
Le constructeur n’arrive pas sans références. En octobre 2025, la Yangwang U9 Xtreme a bouclé le Nürburgring en 6 minutes et 59 secondes, devenant le premier véhicule électrique de série à passer sous les 7 minutes sur ce circuit mythique. Elle a également atteint 496 km/h sur un circuit d’essais en Allemagne. BYD n’est pas seul dans cette offensive : le groupe Chery vise les 24 Heures du Mans d’ici 2029, et Lynk & Co s’est tourné vers l’endurance après ses succès en TCR. La Chine s’organise. La Formule 1 ne pourra pas ignorer cette vague encore longtemps.




