Le nonuple champion du monde Sébastien Ogier n’a pas mâché ses mots après le Rallye Monte-Carlo 2026. « Des pneus incroyablement mauvais », a-t-il lâché au micro de Canal+. Une semaine plus tard, Hankook sort enfin du silence. Et la réponse du manufacturier coréen risque de surprendre.
Le clash qui a secoué le WRC
Janvier 2026. Les spéciales enneigées du Monte-Carlo deviennent un cauchemar pour Ogier. En ouverture de route, le Français perd une minute pleine dans la deuxième spéciale, ses pneus cloutés Hankook incapables d’accrocher dans la « soupe » de neige fondue. « La pire spéciale de ma carrière, de loin », confie-t-il, visiblement ébranlé.
Des mots qui font mal
Le pilote Toyota ne retient rien : « C’est inacceptable qu’on nous donne des produits comme ça en championnat du monde, après un an. » L’accusation est directe. Hankook, manufacturier unique depuis 2024, est pointé du doigt pour son manque de progrès. Plusieurs pilotes partagent sa frustration, mais personne n’ose le dire aussi crûment.
Hankook reconnaît une « performance sous-optimale »
Coup de théâtre : le manufacturier sud-coréen admet ses lacunes. « C’était dur d’entendre un nonuple champion dire ça de nos pneus », déclare Steven Cho, porte-parole de Hankook, à DirtFish. « Il est évident que la performance du pneu est sous-optimale ici. »

Un développement contraint par la météo
Hankook explique avoir été piégé par des conditions exceptionnelles. « Nous avons eu beaucoup d’années de Monte-Carlo doux », justifie Cho. Le problème ? Le cycle de développement des pneus neige est plus long que pour l’asphalte ou la terre. Trouver des conditions représentatives de la neige du Monte-Carlo reste un défi majeur.
La marque révèle avoir un nouveau pneu « très prometteur » en développement, avec une bande de roulement plus ouverte et des clous améliorés. Mais le timing n’a pas permis de l’homologuer pour cette édition 2025.
Un podium au goût amer pour Ogier
Malgré ses déboires, le Gapençais termine troisième, offrant un triplé inédit à Toyota. Une première pour lui à cette position sur le Monte-Carlo. « C’est l’un des Monte-Carlo les plus difficiles que j’ai faits », reconnaît-il, sans pour autant se cacher derrière ses problèmes de gommes. Le vainqueur Oliver Solberg mérite pleinement sa victoire sur ces mêmes pneus Hankook.




