Elle était une icône britannique oubliée. Elle revient en 2026 avec un V8 sur mesure, une carrosserie en aluminium faite à la main, et une philosophie radicalement à contre-courant. La Jensen Interceptor GTX ne ressemble à rien de ce que l’industrie propose aujourd’hui. Et c’est précisément pour ça qu’elle fait autant parler.
Un retour 60 ans après : la GTX, ce n’est pas un simple revival
Jensen International tient à le préciser avec force : la GTX n’est pas une voiture de continuation, pas un restomod, pas une évolution d’un ancien modèle. C’est un véhicule entièrement nouveau, conçu à partir d’une feuille blanche. Un choix fort, à une époque où beaucoup de marques se contentent de capitaliser sur la nostalgie sans prendre de risques.
Soixante ans après le lancement de l’Interceptor originale, Jensen International prépare cette nouvelle GT avec une ambition claire : dépasser le simple hommage. Le directeur général David Duerden parle d’une voiture qui « mêle artisanat traditionnel et technologie moderne pour affirmer avec assurance son propre caractère contemporain. »
Une mécanique qui tranche avec l’époque
Sous le capot, un V8 sur mesure, sans hybridation ni électrification. Châssis en aluminium, carrosserie fabriquée à la main, expérience de conduite 100% analogique. Selon les informations d’Autocar, le moteur serait dérivé de celui de la dernière Chevrolet Corvette, un V8 6,2 litres retravaillé pour correspondre aux objectifs de la GTX. Un clin d’oeil assumé à l’Interceptor d’origine, qui empruntait déjà ses moteurs aux V8 Chrysler.
Une GT pour conducteurs qui refusent le tout-numérique
Jensen cible clairement des acheteurs qui veulent quelque chose de rare : une voiture hautes performances qui place l’engagement du conducteur avant la complexité digitale. La marque revendique une expérience de conduite « ultra-analogique », avec un minimum d’aide électronique et un lien mécanique fort entre le conducteur et la machine.
Pas d’écrans tactiles, pas de commandes numériques. Uniquement des cadrans, des boutons et des commutateurs. Une déclaration de principe dans un secteur où la guerre des logiciels remplace celle des cylindres.
Des volumes ultra-limités et un positionnement premium assumé
La GTX sera produite en nombre « ultra-réduit » et devrait afficher un prix très élevé, bien au-dessus de six chiffres. Jeff Qvale, fils du défunt propriétaire historique de Jensen Motors, est associé au projet. Il apporte avec lui une connaissance intime de la clientèle visée et une légitimité historique précieuse.
Goodwood en juillet : le monde va découvrir la GTX
Le prototype de l’Interceptor GTX devrait faire ses débuts publics aux alentours du Goodwood Festival of Speed en juillet, offrant au monde le premier aperçu concret de ce modèle renaissance. Les premières images teasers laissent déjà deviner une silhouette longue et basse, un large vitrage arrière caractéristique, une barre lumineuse pleine largeur et une signature lumineuse distinctive.
La GTX arrive dans un segment qui en a besoin : celui des GT pures, sans compromis, construites pour durer. Si Jensen tient ses promesses, cette voiture ne sera pas qu’un bel objet de collection. Ce sera une déclaration.




