Le patron de Peugeot l’admet sans détour : la marque au lion n’a pas été à la hauteur face à la crise des moteurs PureTech. Des mots attendus depuis longtemps par des milliers de propriétaires français. Mais les aveux d’Alain Favey vont plus loin qu’un simple mea culpa.
Un aveu rare dans l’industrie automobile
Dans un entretien accordé au Parisien en mars 2025, Alain Favey reconnaît que les clients ont eu le sentiment d’être laissés seuls face à leurs ennuis mécaniques, et que la marque a donné l’impression de nier les problèmes plutôt que de les affronter. Une transparence inhabituelle dans un secteur peu habitué à l’autocritique publique.
Le problème central : une consommation excessive d’huile et une dégradation prématurée de la courroie de distribution sur les moteurs PureTech 1.2, développés avant la création de Stellantis. Des défauts qui ont affecté des centaines de milliers de véhicules en France et en Europe.
Des milliers d’indemnisations en cours
Début 2025, Stellantis a lancé une plateforme d’indemnisation rétroactive pour les propriétaires ayant subi des pannes entre 2022 et 2024. Plusieurs milliers de demandes ont déjà été traitées, sans que le montant total versé ne soit communiqué. En parallèle, une action collective a été déposée auprès du tribunal de Versailles en février 2025.
Ce que Peugeot promet désormais
Fini l’attentisme. Alain Favey s’engage sur une nouvelle approche : tout problème naissant devra être traité à la source, y compris par des campagnes de rappel, sans attendre que la situation dégénère.
Concrètement, depuis mai 2025, une extension de garantie couvre 100 % des coûts, pièces et main d’oeuvre, jusqu’à 10 ans ou 180 000 km. Une mesure forte, pensée pour regagner la confiance perdue.
Et pour les voitures d’occasion ?
La décote des modèles concernés reste une réalité. Pour les clients en LOA ou LLD, des solutions commerciales sont prévues. Pour les propriétaires, c’est la loi du marché qui s’applique, avec une décote parfois significative. Un point sensible que la marque ne peut pas effacer d’un trait de plume.
Peugeot peut-elle vraiment tourner la page ?
Alain Favey le martèle : les problèmes de qualité existent partout, ce qui compte c’est la façon dont on les traite. Le moteur PureTech a été profondément revu. Le 1.2L actuel intègre 70 % de pièces nouvelles par rapport à la version défaillante. Les risques de casse n’existent plus sur les modèles vendus aujourd’hui.
La confiance se reconstruit sur le long terme. Si vous êtes propriétaire d’un modèle concerné, renseignez-vous dès maintenant sur vos droits à indemnisation via la plateforme Stellantis. Et suivez l’évolution de ce dossier : la saga PureTech n’a pas encore livré tous ses rebondissements.




