Huit ans d’attente. Des promesses à répétition. Et soudain, deux brevets qui relancent la machine. Le 3 février 2026, Tesla a déposé deux demandes de marque auprès de l’Office américain des brevets, ravivant l’espoir autour de son mythique Roadster de seconde génération. Coïncidence ? Pas vraiment. Avec une présentation annoncée pour le 1er avril 2026, l’heure de vérité approche enfin.
Deux brevets qui dessinent l’avenir du Roadster
Le premier brevet dévoile un logo « ROADSTER » futuriste, aux lettres angulaires et segmentées. Le second ? Un motif graphique minimaliste composé de trois lignes courbes fluides évoquant la silhouette ramassée et aérodynamique du bolide électrique. Ces éléments graphiques constituent la première mise à jour officielle depuis la présentation initiale de 2017.
L’avocat spécialisé Josh Gerben explique cette stratégie : Tesla sécurise son territoire avant tout dévoilement public, empêchant ainsi les contrefacteurs de s’approprier des marques similaires. Un geste juridique classique, mais qui traduit une intention claire : le passage du prototype à la production de série se rapproche.

Des performances qui défient l’entendement
Les chiffres font toujours rêver : 0 à 100 km/h en moins d’une seconde selon Elon Musk, batterie de 200 kWh, autonomie de 1 000 km, vitesse de pointe dépassant les 400 km/h. Des performances qui placeraient le Roadster au-dessus de monstres comme la Rimac Nevera à 2 millions d’euros. Pour environ 172 000 à 200 000 € annoncés en France, le rapport performance-prix serait imbattable.
Côté technologie, les rumeurs évoquent trois moteurs électriques, un système d’adhérence révolutionnaire inspiré de l’effet de sol avec ventilateurs intégrés, et même un hypothétique « kit SpaceX » avec propulseurs à air froid. De quoi faire voler la voiture ? Musk l’affirme. La réalité ? On verra.
Entre espoir et scepticisme : l’Arlésienne de Tesla
Annoncé en 2017 pour une commercialisation en 2020, le Roadster accumule les retards. 2022, 2023, 2024, 2025… Chaque année, la même rengaine. Certains clients qui ont réservé leur exemplaire en 2017 avec un acompte de 43 000 € attendent toujours.
La présentation prévue pour le 1er avril 2026 ? Elon Musk a plaisanté en disant que cette date lui donnait « une certaine marge de manœuvre ». Autant dire que le choix du jour du poisson d’avril n’est pas anodin.
Un contexte difficile pour Tesla
Tesla enregistre une baisse de ventes et une réputation en chute libre, notamment en Allemagne où la marque apparaît dernière d’une étude récente sur la réputation des marques. Les accointances d’Elon Musk avec Donald Trump n’arrangent rien. Dans ce contexte, le Roadster pourrait redonner du prestige à Tesla, même si son tarif élevé ne suffira pas à redresser les ventes globales.
Alors, 2026 sera-t-elle enfin l’année du Roadster ?
Les brevets du 3 février constituent un signal encourageant. Mais entre protection juridique et lancement effectif, il reste un gouffre. Une chose est sûre : le monde automobile surveille Tesla de près. Si le Roadster tient ses promesses, c’est une révolution. Sinon ? Un nouveau coup de bluff signé Elon Musk.




