Les icônes vacillent. Berlines BMW, Volvo, Audi, Mercedes… : ces modèles qui ont régné pendant des décennies voient leurs ventes s’effondrer en Europe. Et ce n’est pas un simple coup de mou passager.
Un segment en chute libre : -19% en dix mois
Les berlines premium ont chuté de 19% durant les dix premiers mois de l’année. La BMW Série 3 perd 23% de ses ventes européennes, la Mercedes Classe C recule de 14%. Seule exception notable : la BMW i4 électrique limite les dégâts avec une baisse minime de 1,6%, prouvant que l’électrification peut freiner l’hémorragie.
Les flottes abandonnent le navire
Le coup dur vient des entreprises. Les achats de flottes chutent de 30%, les gestionnaires préférant désormais les SUV de taille moyenne pour leurs employés. Plus pratiques, plus polyvalents, avec davantage d’options hybrides rechargeables : les crossovers cochent toutes les cases que les berlines ne remplissent plus.
L’Allemagne en tête… de la désaffection
Paradoxe cruel : l’Allemagne, berceau de ces légendes automobiles, concentre encore 37% des ventes du segment. Mais cette domination masque mal la réalité. Le Royaume-Uni suit avec 16%, puis l’Italie (6,2%), la Suède (4,7%) et la France/Pologne (4,2%). Partout, même constat : les acheteurs se détournent.
L’essence résiste, l’électrique déçoit
Côté motorisations, les chiffres surprennent. Les modèles essence dominent avec 33% des ventes, talonnés par le diesel (27%). L’électrique plafonne à 22%, tandis que les hybrides rechargeables ferment la marche avec 19%. Pour des véhicules premium censés incarner l’avenir technologique, c’est un camouflet.

SUV 1 – Berlines 0 : le nouveau rapport de force
La tendance dépasse le segment intermédiaire. Les berlines de luxe haut de gamme perdent 32% en Europe sur onze mois, pendant que les SUV premium bondissent de 16%. Mercedes GLS (+50%), BMW X7 (+17%) : les clients fortunés veulent désormais de la hauteur, de l’espace, de la présence. La silhouette basse des berlines, autrefois synonyme d’élégance, devient un handicap.




