Vous les croisez tous les jours sans y prêter attention. Pourtant, ces rectangles blanc et noir cachent des règles strictes et des interdictions surprenantes. Découvrez pourquoi le I, le O et le U n’apparaîtront jamais sur votre plaque. Et pourquoi certaines combinaisons sont purement et simplement taboues.
Trois lettres éliminées pour éviter toute confusion
Les lettres I, O et U sont totalement absentes du système français pour éviter les confusions avec les chiffres 1 et 0, ainsi qu’avec la lettre V. Imaginez un radar automatique qui hésite entre un « I » et un « 1 » : c’est le PV garanti pour le mauvais conducteur. Depuis 2009, le format SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules) impose une composition stricte : deux lettres, trois chiffres, deux lettres. Cette structure offre plus de 200 millions de combinaisons possibles, de quoi tenir environ soixante-dix ans.
Un système automatisé et définitif
Impossible de choisir votre immatriculation. Le numéro est attribué automatiquement par le système dès la première immatriculation et accompagne le véhicule jusqu’à sa destruction. Actuellement, nous en sommes aux séries commençant par H. Certains automobilistes se retrouvent ainsi avec des plaques « PQ » ou « WC », sources de moqueries mais parfaitement légales.
SS et autres combinaisons interdites : l’Histoire au cœur de la législation
La combinaison SS est formellement interdite pour se conformer au Code pénal qui réprime l’exhibition d’insignes rappelant des organisations responsables de crimes contre l’humanité. Durant la Seconde Guerre mondiale, la Schutzstaffel était une des principales organisations du régime nazi, responsable notamment de la déportation et de l’extermination. Cette période a évidemment profondément marqué la mémoire collective française.
Des interdictions locales spécifiques
En Haute-Garonne, la combinaison AZF est bannie en mémoire des 31 victimes de la catastrophe de l’usine AZF de Toulouse survenue le 21 septembre 2001. Ces interdictions régionales témoignent du respect dû aux tragédies locales.
Gare aux plaques non conformes : jusqu’à 750 € d’amende
Ne jouez pas avec la réglementation. L’absence ou la non-conformité des plaques peut coûter jusqu’à 750 euros. Les bords doivent être bleus, le fond blanc, les lettres noires et capitales. Un numéro d’homologation européen doit être entièrement visible. Les autocollants, stickers de clubs sportifs ou fantaisies diverses ? Strictement interdits. Les plaques avant doivent être rétro-réfléchissantes, et celles à l’arrière doivent être éclairées pour rester lisibles à 20 mètres dans l’obscurité.
Votre plaque raconte-t-elle une histoire ? Seul l’identifiant territorial reste personnalisable : choisissez librement votre logo de région. Un petit geste de liberté dans un système ultra-cadré, garant de notre sécurité routière.




