C’est la fin d’une légende. La passerelle Dunlop, emblème visuel incontournable des 24 Heures du Mans depuis 1923, va changer de nom dès 2026. Un coup de tonnerre pour les puristes. Mais pourquoi ce revirement historique ?
Un changement motivé par une vente stratégique
Tout s’explique par une transaction financière majeure. En janvier 2025, Goodyear a vendu la marque Dunlop au groupe japonais Sumitomo Rubber Industries pour 701 millions de dollars (environ 645 millions d’euros). Résultat : impossible pour le géant américain de conserver le nom d’un concurrent sur l’une des passerelles les plus photographiées au monde.
L’Automobile Club de l’Ouest (ACO) et Goodyear ont donc annoncé une série de transformations spectaculaires. La passerelle conservera sa structure actuelle, mais arborera désormais le logo Goodyear. La chicane Dunlop devrait également suivre cette évolution de nomenclature.
Trois rénovations majeures pour 2026
Le projet ne se limite pas à un simple changement de panneau publicitaire. L’ACO prévoit un lifting complet :
- Rénovation totale de la passerelle en structure Goodyear
- Modernisation du Goodyear Racing Club au bout de la ligne droite des stands
- Réfection complète de la tribune Goodyear, située près du virage d’Indianapolis
Entre nostalgie et vision du futur
Conscient de l’attachement émotionnel des fans, l’ACO et Goodyear promettent de préserver la mémoire du lieu. Des objets souvenirs seront offerts au Musée des 24 Heures du Mans avant les travaux. « Le Mans est plus qu’une course, c’est une célébration mondiale du patrimoine automobile », souligne Stéphane Andriolo, directeur clients et événements de l’ACO.
Goodyear, qui compte 14 victoires au classement général du Mans, célèbre justement en 2025 ses 60 ans de succès sur le circuit sarthois et les 45 ans de sa gamme Eagle. Ce partenariat renforcé marque la volonté du manufacturier de faire de l’endurance sa plateforme technologique privilégiée.
La controverse gronde déjà
Sur les réseaux sociaux, les réactions sont vives. Certains fans dénoncent l’effacement d’un symbole séculaire au profit du marketing. D’autres comprennent la logique économique. Une chose est sûre : en juin 2026, les spectateurs découvriront un circuit transformé, entre tradition et modernité.




