Elle s’appelait « Elettrica » dans les coulisses. Elle s’appelle désormais Luce, lumière en italien. Et elle vient de tout changer à Maranello.
Un choc visuel signé Jony Ive : bienvenue dans la Ferrari-Apple
Dévoilée le 25 mai 2026 à Rome, la Ferrari Luce a été dessinée dans son intégralité par Jony Ive et Marc Newson, les fondateurs du studio créatif LoveFrom qu’ils ont créé après avoir quitté Apple. Le résultat ? Une silhouette en goutte d’eau, une immense verrière enveloppante que Ferrari appelle « glass house », deux ailes aérodynamiques flottantes à l’avant et à l’arrière. Rien à voir avec un Purosangue. Rien à voir avec n’importe quelle Ferrari de série.


Un intérieur de vaisseau spatial, une première historique
La Luce adopte un langage stylistique radicalement nouveau pour la marque, associant silhouette monolithique, surfaces épurées et technologies embarquées de dernière génération. Surtout, elle réalise une première absolue dans l’histoire de Maranello : cinq places assises. Sans transmission vers le train arrière, l’espace habitable explose. Un habitacle de GT grand luxe là où trônait autrefois la mécanique.



1 050 chevaux, 530 km d’autonomie : les chiffres qui font trembler la concurrence
La Luce revendique un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, un 0 à 200 km/h en 6,8 secondes et une vitesse maximale dépassant les 310 km/h. Sous le plancher, une batterie de 122 kWh, une architecture 800 V et quatre moteurs électriques synchrones à aimants permanents dérivés de la technologie Ferrari F80, un par roue. La vectorisation de couple individuelle promet une agilité sur circuit redoutable.
Recharge et autonomie : dans la moyenne haute, mais pas au sommet
L’italienne embarque une batterie acceptant une puissance de charge de 350 kW maximum et promet une autonomie allant jusqu’à 530 kilomètres. Des chiffres solides, mais que la Mercedes-AMG GT 4 Portes dépasse sur la vitesse de recharge. Ferrari assume : on n’achète pas une Luce pour la performance à la borne.
660 000 € et des livraisons fin 2026 : l’électrique la plus exclusive du monde
Affichée à plus de 550 000 € TTC en Italie, avec un prix similaire en France, la Luce se positionne bien au-dessus du Purosangue et se paie le luxe de coûter trois fois le prix d’un Porsche Taycan Turbo S. Les livraisons débuteront en octobre 2026 en Italie, le reste de l’Europe suivra dès le premier trimestre 2027.
Pendant que Porsche revoit ses ambitions électriques à la baisse et que Lamborghini repousse son premier modèle 100 % électrique à 2029, Ferrari prend le pari inverse : aller directement vers un véhicule électrique ultra-haut de gamme, sans compromis.
La question reste entière : la Luce est-elle encore une Ferrari de conducteur, ou devient-elle une Ferrari d’utilisateur ?




