Sept reports. Neuf ans d’attente. Et une nouvelle promesse signée Elon Musk. La Tesla Roadster ne sera pas dévoilée le 1er avril 2026 comme prévu. Mais cette fois, quelque chose semble différent.
Un report de plus, mais Musk monte le ton
Le 17 mars 2026, Elon Musk a publié sur X un message laconique mais chargé de sens : la présentation de la Roadster est décalée à fin avril 2026. Le rendez-vous du 1er avril, ironiquement fixé pour permettre à Musk de dire qu’il plaisantait, avait été annoncé lors d’une réunion d’actionnaires, tombe donc à l’eau. Mais le patron de Tesla ne s’excuse pas. Il promet. Ce sera, selon ses propres mots, « un banger hors catégorie ».
Un vocabulaire inhabituel, même pour lui. Et suffisant pour rallumer l’attention d’une communauté automobile qui, avouons-le, commençait à décrocher.
La chronologie d’un serpent de mer
C’est en novembre 2017 qu’Elon Musk avait présenté pour la première fois la nouvelle Roadster, avec des livraisons promises pour 2020. Depuis : la pandémie, les priorités industrielles du Model Y et du Cybertruck, le virage vers l’IA et le robotaxi. Le calendrier a glissé d’année en année, au point que le projet est devenu un véritable serpent de mer de l’industrie automobile. Résultat : sept reports officiels. Un acompte de réservation à 43 000 euros toujours en suspens pour les plus confiants.
Une hypercar qui devrait redéfinir tous les standards
Sur le papier, la promesse reste vertigineuse. Trois moteurs électriques, environ 1 000 ch, 1 027 Nm de couple et une batterie de 200 kWh font de cette Roadster une hypercar hors norme. Le 0 à 100 km/h serait bouclé en 1,9 seconde, voire en une seconde avec le pack SpaceX optionnel, composé de propulseurs à gaz froids intégrés à la carrosserie.

Des signaux concrets enfin visibles
Tesla a récemment déposé de nouvelles marques déposées révélant une silhouette légèrement modifiée, et lancé des offres d’emploi ciblées pour des ingénieurs spécialisés dans la fabrication du Roadster. En décembre 2025, trois postes liés à la production de la Roadster avaient été publiés à Fremont et Palo Alto. Ce ne sont pas des mots, c’est du mouvement.
Peut-on encore croire Elon Musk ?
La question mérite d’être posée franchement. Le mot « probably » utilisé par Musk, sans date précise, laisse planer le doute plus qu’il ne rassure. La stratégie de Tesla a profondément évolué : le constructeur concentre désormais ses efforts sur la conduite autonome, les Cybercab et Robovan, ce qui semble presque contradictoire avec l’idée d’une voiture pensée pour le plaisir de conduire.
Pourtant, Tesla n’a jamais annulé le projet. Et Musk, aussi imprévisible soit-il, n’est pas l’homme des abandons définitifs. Si la Roadster tient ne serait-ce qu’une partie de ses promesses, elle pourrait redevenir ce qu’elle était censée être : la voiture la plus désirable de la planète.
Rendez-vous fin avril. Ou peut-être pas. Avec Musk, on ne sait jamais vraiment. Mais cette fois, on garde l’œil ouvert.




