Quand une supercar italienne fait appel à l’agence spatiale américaine pour concevoir une voiture de route, on sait que quelque chose de fondamental est en train de changer. Ferrari vient de franchir un cap inédit avec sa première électrique, la Luce. Et la raison est aussi fascinante qu’inattendue.
Trop vite, trop fort : quand l’électrique devient un problème physiologique
Benedetto Vigna, PDG de Ferrari, a reconnu publiquement que l’accélération de la Luce peut être trop linéaire et parfois trop violente, au point de perturber le cerveau humain. Un comble pour une marque dont l’ADN repose sur la performance pure.
Pour comprendre à partir de quel seuil l’accélération devient inconfortable, Ferrari a sollicité des experts de la NASA, habitués à étudier les effets des forces G sur les astronautes. Leur expertise unique en physiologie humaine face aux accélérations extrêmes s’est révélée décisive.

Les chiffres qui expliquent tout
La Ferrari Luce annonce un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et une vitesse maximale de 310 km/h. À ce niveau, le corps humain n’est plus simplement soumis à une sensation sportive. Il subit. L’objectif de cette collaboration inédite n’est donc pas de brider les performances, mais de les délivrer de façon plus progressive et mieux calibrée.
Une Ferrari électrique pensée pour les émotions, pas uniquement pour les chiffres
Ferrari ne s’arrête pas à la gestion de l’accélération longitudinale. Vigna identifie cinq piliers du plaisir de conduite : accélération longitudinale, accélération latérale, freinage, passage de vitesses et son. Cinq paramètres travaillés comme autant de partitions émotionnelles.
Les palettes au volant de la Luce ne serviront pas à régler la récupération d’énergie au freinage, comme sur la plupart des électriques, mais à moduler la distribution du couple. Une solution qui reproduit les sensations d’une vraie boîte de vitesses. Sur le plan sonore, Ferrari préfère amplifier les fréquences naturelles du moteur électrique plutôt que d’imiter artificiellement un V8 ou un V12. Une signature sonore propre, authentique, sans artifice.
Un habitacle pensé contre le tout-tactile
Ferrari revendique une complémentarité entre commandes physiques et affichages digitaux, avec une attention portée aux sensations tactiles et à l’ergonomie. L’intérieur, conçu avec le collectif LoveFrom fondé par l’ancien designer d’Apple Jony Ive, mêle écrans OLED, aluminium usiné et commandes physiques. Chaque bouton, chaque molette a été testé par les pilotes d’essai maison.

2027 en ligne de mire : Ferrari redéfinit ce qu’est une supercar
Dotée d’une architecture 800 volts, d’une batterie de 122 kWh et d’une autonomie annoncée d’environ 500 km, la Luce combine technologie de pointe et ambitions élevées. La commercialisation est attendue en 2027, après une présentation technique complète prévue en mai 2026.
Pendant que certains concurrents reculent sur l’électrique, Maranello avance. Avec la rigueur d’un ingénieur, l’âme d’un artiste et désormais les données d’une agence spatiale. La Ferrari Luce ne sera pas simplement une voiture rapide. Elle sera une machine pensée, calibrée, ressentie. Suivez l’actu Ferrari : le dévoilement de mai 2026 promet d’être historique.




