Dubaï récidive. La police de l’émirat vient d’ajouter un Ferrari Purosangue Mansory à sa flotte légendaire. Un monstre de 755 chevaux aux couleurs officielles qui fait déjà polémique. Entre vitrine marketing et outil opérationnel, cette supercar divise autant qu’elle fascine.
Un Ferrari unique au monde rejoint une collection déjà dingue
La police de Dubaï célèbre 12 ans de patrouilles de luxe avec style. Lors d’une cérémonie devant les emblématiques Emirates Towers, les autorités ont dévoilé leur dernière acquisition : un Ferrari Purosangue Mansory, l’un des sept exemplaires customisés existant dans le monde. Baptisé « Pugnator », ce bolide affiche une livrée blanche et verte aux couleurs de la police, sur une base entièrement remaniée par le préparateur allemand Mansory.
Sous le capot ? Un V12 atmosphérique de 6,5 litres développant 755 chevaux et 730 Nm de couple. Les performances sont stratosphériques : 0 à 100 km/h en 3,1 secondes et une vitesse de pointe de 320 km/h. De quoi intercepter n’importe quel contrevenant… en théorie.
Des modifications Mansory qui ne laissent personne indifférent
Le traitement Mansory ne passe pas inaperçu. À l’avant, un nouveau bouclier avec une calandre agrandie et un splitter en carbone forgé donnent un air menaçant au SUV Ferrari. Les ailes élargies, le capot percé de multiples prises d’air et les bas de caisse affûtés en carbone accentuent la posture agressive. Les jantes noires cerclées de jaune ajoutent une touche ostentatoire.
L’arrière divise encore plus. Un double aileron, un diffuseur proéminent et quatre sorties d’échappement empilées comme sur une Ferrari California rompent avec l’élégance naturelle du Purosangue. Pour certains, c’est trop. Pour d’autres, c’est exactement ce qu’il faut pour Dubaï.

56 supercars au service… du marketing ?
Ce Ferrari n’est pas seul. La flotte compte aujourd’hui 56 véhicules haute performance, tous équipés de systèmes intelligents, de caméras embarquées et de technologies écologiques. Bugatti Veyron, Lamborghini Aventador, Aston Martin One-77, McLaren Artura, Tesla Cybertruck… La collection fait rêver les passionnés du monde entier.
Mais à quoi servent vraiment ces bolides ? Selon les autorités, ils patrouillent quotidiennement dans les zones touristiques stratégiques : Burj Khalifa, Mohammed bin Rashid Boulevard, JBR. Leur mission ? Accueillir les visiteurs, participer à des événements publics et renforcer l’image sécuritaire de l’émirat.
Des chiffres qui en disent long sur la stratégie
Ces patrouilles de luxe ont participé à 1 184 événements au cours des trois dernières années : expositions, escortes VIP, tournois sportifs, événements culturels. Mieux encore, elles ont contribué à réaliser 49 vœux d’enfants entre 2023 et 2025. La dimension humaine n’est pas oubliée.
Le Brigadier Saeed Al Hajri, directeur du département des enquêtes criminelles, confirme la stratégie : ces véhicules renforcent la visibilité policière dans les lieux très fréquentés et soutiennent l’engagement communautaire. Traduction ? C’est avant tout un outil de communication redoutablement efficace.
Entre coup de com’ et réelle utilité opérationnelle
Difficile de croire que ce Ferrari Purosangue participera à de vraies courses-poursuites. À Dubaï, les infractions au code de la route sont gérées par des caméras de surveillance alimentées par l’IA et des systèmes automatisés. Les poursuites à haute vitesse ? Elles relèvent plutôt des drones et hélicoptères.
Ces supercars jouent un autre rôle : humaniser la police, créer du lien avec les résidents et les touristes. Les enfants font la queue pour se faire photographier. Les influenceurs s’en donnent à cœur joie sur Instagram. C’est de la police augmentée, version XXIe siècle.




